La femme sans sépulture d’Assia Djebar

Edition : Le Livre de PocheLa femme sans-sepulture
Genre : Biographie
Nombre de pages : 243

Résumé : La femme sans sépulture, c’est Zoulikha, héroïne oubliée de la guerre d’Algérie, montée au maquis au printemps 1957 et portée disparue deux ans plus tard, après son arrestation par l’armée française. Femme exceptionnelle, si vivante dans sa réalité de mère, d’amante, d’amie, d’opposante politique, dans son engagement absolu et douloureux, dans sa démarche de liberté qui scelle sa vie depuis l’enfance et qui ne l’a jamais quittée : sa présence irradiante flotte pour toujours au-dessus de Césarée…

Encore une belle découverte grâce à Once Upon a Book !

Dans ce court ouvrage, l’autrice raconte un épisode très dur de son pays : la Guerre d’Algérie. C’est une guerre qui m’est à peu près inconnue. Je connaissais les fondamentaux, grâce à nos cours d’histoire du lycée et à un reportage intéressant sur les victimes féminines de l’armée française, mais cela s’arrêtait là.

Dans ce livre, j‘ai découvert cet épisode, non pas à travers les lunettes très factuelles de l’Histoire, mais à travers les discours et souvenirs de femmes aux personnalités très différentes. J’ai été très touchée par les différents discours qui s’entremêlent : celui de la vieille Zorah – tisseuse de drapeaux – des filles de l’héroïne qui ont vécu chacune de manière différente la vie et la mort de leur mère, de la narratrice – traitée comme étrangère – et de Zoulikha elle-même. Ce mélange de voix est terriblement efficace : j’ai ressenti des émotions fortes comme la compassion ou l’indignation. Parfois raconter la vie d’une personne la rend irréelle, factice. Ici, je n’ai pas eu cette impression concernant Zoulikha et ces autres résistantes, au contraire !

Concrètement, je n’ai rien appris sur cette guerre qui puisse servir dans une copie d’histoire (en même temps c’est pas comme si j’avais encore l’âge d’en rédiger !) : pas de faits de guerre, pas de dates… Mais de souvenirs et des anecdotes qui m’ont donné l’impression de mieux comprendre ce qu’était réellement une guerre.

A cela s’ajoute la beauté du style oriental. J’aime cette accumulation d’hyperboles, de métaphores, de comparaisons, cet excès. C’est un style que j’aime lire, qui me transporte.

Cette lecture était courte mais belle. Elle m’a donné très envie d’en apprendre plus sur cette période de l’histoire et ce bien que je n’ai rien dans ma famille qui ne me rattache vraiment à ces femmes.

Et vous, connaissez-vous Zoulikha et son histoire ?

Ma note : 15/20

Romanesquement Vôtre,

Victoire

 

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