La mort du nécromant de Martha Wells

Edition: Editions Pointla mort du nécromant
Genre : Fantasy historique
Nombre de page : 661
Date de parution : 2001

RésuméDans une Vienne imaginaire, capitale du royaume d’Ile-Rien, le jeune et fougueux Nicholas Valiarde parcourt en fiacre les rues nocturnes sous l’éclairage des becs de gaz… Entre Rocambole, Arsène Lupin et Monte-Cristo, il cambriole de riches aristocrates pour financer sa cabale vengeresse contre le comte Montesq, coupable d’avoir fomenté la mort de son père adoptif. Mais un adversaire autrement plus effroyable et cruel se dresse inopinément sur son chemin. Derrière les escroqueries d’un spirite de salon se dissimule un mystérieux nécromant qui tire ses pouvoirs de la souffrance et de la mort de ses victimes. Goules, sortilèges, revenants, monstres, sorciers noirs ou blancs : avec l’appui de sa compagne la comédienne Madeline, Nicholas affrontera les pires horreurs dans une longue aventure trépidante, digne des plus grands feuilletons.

Mon avis : Une belle découverte

Vous vous rappelez de cette librairie toulousaine spécialisée en polar/SFFF sur laquelle je suis tombée dernièrement ? Mais si, celle qui m’a faite découvrir Les Scarifiés, un coup de cœur. Eh bien c’est grâce à elle que j’ai découvert le livre que je vais vous présenter.

Toujours sous les conseils avisés de mon libraire qui avait compris que j’aimais les antihéros cambrioleurs ou assassins, je me suis jetée sur ce roman au résumé alléchant. On vous y promet Vienne, des créatures fantastiques, de la nécromancie et une équipe de cambrioleurs de choc. Et on ne se moque pas de vous !

L’intrigue de ce roman est très bien menée. Le lecteur se trouve embarqué dans une enquête qui devient rapidement une course contre la montre. Il suit les péripéties et réflexion d’un cambrioleur de génie qui se sent poursuivi par une personne (créature ?) inconnue. Pour résoudre ce mystère, il fera appel à des sorciers en tout genre, à des machines alliant lois de la physique et magie et surtout à ses amis et collègues de travail.

Le lecteur est donc tenu en haleine, du début à la fin. Non seulement parce qu’il apprécie découvrir les coins sombres de cette Vienne alternative, mais parce qu’il souhaite aussi connaître le fin mot de cette histoire de nécromancie. Les rebondissements et scènes d’action se succèdent avec un très bon rythme et les derniers chapitres ne laissent aucun répit au lecteur.

Mais ce qui m’a véritablement, ce sont les personnages secondaires. Etrangement, je ne me suis pas vraiment attachée à Nicholas, héros qui avait pourtant tout pour me plaire. Mon coup de cœur va à Madeline, sa compagne. Ou plutôt au traitement que lui a réservé l’auteur. Enfin je veux dire l’absence de traitement particulier… En fait, c’est assez compliqué à vous expliquer. Elle n’a jamais occupé la place de la femme. Si Nicholas avait joué le rôle de Madeline et vice-versa, si la femme avait été cambrioleuse et l’homme son bras droit comédien, la narration s’en serait trouvée inchangée. Dans cette histoire, aucun proche du couple ne s’étonne de l’esprit d’initiative, du courage, de l’intelligence, de l’impertinence, de la franchise de cette femme. Alors même que l’auteur aurait pu prendre ce vieux prétexte que certains affectionnent et selon lequel « l’époque où se déroule mon intrigue me pousse à reléguer mes personnages féminins au second plan ». Comme quoi, on peut avoir un personnage secondaire féminin sans en faire un faire-valoir du héros, ni un stéréotype poussé à l’extrême de la nana badasse (attention hein, j’aime les nanas badasses moi ! Mais j’aime aussi trouver dans les romans des femmes que je pourrais rencontrer dans la vie de tous les jours… ce qui n’est pas toujours le cas dans les romans de SFFF, malheureusement).

Bref, j’aimerais aussi pouvoir vous parler des autres personnages principaux qui m’ont tout autant emballé, d’à quel point j’ai trouvé intéressante l’idée de mêler magie et science naturelle… Mais il faut aussi que je vous parle des défauts. La fin – et notamment le traitement du « méchant » de service – m’a un peu déçue. J’aurais aimé un peu plus d’explications ou quelques développements de plus, quitte à retirer quelques passages antérieurs un peu longuets.

Malgré ce dernier point, je vous le recommande vivement, d’autant plus qu’il n’est pas de ceux dont on entend parler sur tous les blogs et par tous les libraires. Et si jamais vous connaissez déjà ce livre (ou cet auteur), il faut ABSOLUMENT que nous en parlions en commentaires, je suis frustrée de ne connaître l’avis de personne !!

Ma note : 16/20

Romanesquement Vôtre,

Victoire

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