La joueur d’échec, Stephan Zweig

51p2D+I8QSL._SX307_BO1,204,203,200_Titre : Le joueur d’échec
Auteur : Stephan Zweig
Edition : Le Livre de poche
Genre : nouvelle
Date de parution : 2013
Nombre de pages : 128

Résumé : Qui est cet inconnu capable d’en remontrer au grand Czentovic, champion mondial des échec, véritable prodige aussi fruste qu’antipathique ? Peut-on le croire, quand il affirme qu’il n’a pas joué depuis plus de vingt ans ? Les circonstances dans lesquelles l’homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l’isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique qui, comme le dit un personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d’illustration à la charmante époque où nous vivons ».

Avis : Une lecture rapide et efficace

Le joueur d’échec est le premier livre que je lis de Stephan Zweig, auteur dont j’étais impatiente de découvrir les écrits depuis très longtemps. Pour éviter d’être plus longue que le texte lui-même, je vous propose un rapide aperçu de mon avis sur cette nouvelle.

Tout d’abord, j’ai adoré la simplicité et la beauté du style de l’auteur : les phrases sont élégantes tout en se lisant facilement. Le joueur d’échec est un récit rétrospectif d’un personnage qui se confie au narrateur. J’ai trouvé cette démarche narrative très efficace, notamment parce que cela permet à l’auteur d’aller au fond des choses de manière directe.

L’autre point fort de cette lecture, selon moi, concerne l’analyse psychologique du personnage par le narrateur lui-même. Ainsi, nous n’avons pas seulement le récit de ce mystérieux personnage qui intrigue les passagers du bateau : le narrateur tente d’analyser avec une touchante délicatesse la conscience de cet inconnu. C’est pourquoi, on lie rapidement une relation très intime avec le narrateur. A l’inverse, je n’ai pas réussi à apprécier le joueur hautement antipathique, Czentovic.

Enfin, cette nouvelle fait référence de manière subtile à la Seconde Guerre mondiale et plus précisément aux expérimentations nazies qui ont pu provoquer une certaine folie chez les prisonniers. Cet inconnu semble avoir échapper à ce funeste destin, d’une manière assez inattendue. L’auteur ne semble pas émettre de manière trop explicite de jugements sur cette période, mais la manière dont il la dépeint rend sa critique sous-jacente encore plus efficace.

Très accessible, je conseille donc vivement cette nouvelle à tout le monde. Autrement dit, il s’agit d’un classique dont le style s’allie parfaitement à l’histoire palpitante relatée. J’ai vraiment hâte de découvrir d’autres nouvelles de cet auteur !

Note : 14/20

Romanesquement vôtre,

Marion

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3 commentaires sur « La joueur d’échec, Stephan Zweig »

  1. J’adore la plume de Stefan Zweig mais c’est la nouvelle que j’ai le moins apprécié pour le moment, la trouvant bien trop lente. Je n’ai malheureusement pas réussi entrer dans le récit. J’ai de loin préféré La Confusion des sentiments, Lettre d’une inconnue ou encore Vingt-quatre heures de la vie d’une femme.

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