L’Ile des Esclaves, Marivaux

Capture d’écran 2017-03-19 à 15.55.41.pngTitre : L’Ile des Esclaves
Auteur : Marivaux
Edition : Folio classique
Genre : Théâtre
Date de parution : 1993
Nombre de pages : 137

Résumé : Des naufragés jetés par la tempête dans l’île des Esclaves sont obligés, selon la loi de cette république, d’échanger leurs conditions : de maître, Iphicrate devient l’esclave de son esclave Arlequin, et Euphrosine, de maîtresse devient l’esclave de son esclave Cléanthis. Mais cet échange ne fait que remplacer une oppression d’usage et de tradition par une oppression de rancune et de vengeance. Seule la transformation des coeurs peut rendre l’inégalité des rangs acceptables et juste en faisant reconnaître par tous l’égalité des âmes. Cette transformation est l’oeuvre d’Arlequin, qui pardonne à son maître, lui rend son pouvoir, et dont la générosité est contagieuse.

Avis : Du théâtre accessible

Il y a quelques années, j’avais dû lire Le jeu de l’amour et du hasard à l’occasion d’un cours de Lettres. Dans mes souvenirs, je l’avais beaucoup aimé, notamment parce que Marivaux écrit un théâtre très facile d’accès ! Ce n’est pas le genre que j’affectionne le plus mais j’ai voulu diversifier mes lectures en lisant une autre de ses pièces. 

Tout d’abord, je conseille au lecteur de lire la préface après avoir lu la pièce. C’est ce que j’ai fait et je ne l’ai pas regretté. J’ai pu apprécier l’histoire puis mieux la comprendre dans un second temps, sans me spoiler dès le début.

Il faut savoir que Marivaux est un conservateur. Autrement dit, il ne remet pas en cause le rapport de domination qui existe. Il apporte seulement son point de vue d’une façon qui frôle la moralisation : il faut être un bon maître et un bon esclave, mais la relation maître-esclave en soi semble essentielle au fonctionnement de la société à ses yeux. Les personnages échangent donc leur rôle pour mieux rester à leur place après.

Si je suis peu sensible au conservatisme de l’auteur, j’ai néanmoins beaucoup apprécié la psychologie des personnages. Un des intérêts de lire cette histoire, selon moi, est de découvrir  le personnage d’Arlequin. En effet, la finesse et l’intelligence de ce personnage embellit la pièce. Les thèmes de la politique ou de l’amour, chers à Marivaux, sont ici absent puisque seul le rapport entre le maître et l’esclave est exploité et ce, avec perspicacité.

Je conseille vivement cette courte lecture pour ceux qui veulent découvrir cet auteur classique. C’est très facile à lire et pourtant on saisit les clés du style marivaudien. Ce dernier se caractérise par une absence de superflu pour aller droit à l’essentiel ; ce qui est gage d’efficacité. J’ai préféré Le jeu de l’amour et du hasard mais cette pièce me semble plus accessible.

Note : 14/20

Romanesquement vôtre,

Marion

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4 commentaires sur « L’Ile des Esclaves, Marivaux »

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