Les Belles Endormies – Yasunari Kawabata

Titre : Les belles endormiesbelles-endormies
Auteur : Yasunari Kawabata
Edition : Le livre de poche
Genre : Contemporain, roman japonais
Nombre de pages : 122

Résumé : Dans quel monde entrait le vieil Eguchi lorsqu’il franchissait le seuil des Belles Endormies ?
Ce roman, publié en 1961, décrit la quête des vieillards en mal de plaisirs. Dans une mystérieuse demeure, ils viennent passer une nuit aux côtés d’adolescentes endormies sous l’effet de puissants narcotiques.
Pour Eguchi ces nuits passées dans la chambre des voluptés lui permettront de se ressouvenir des femmes de son passé, et de se plonger dans de longues méditations. Pour atteindre, qui sait ? au seuil de la mort, à la douceur de l’enfance et au pardon de ses fautes.

Mon avis : Un roman source de malaise

Au moment où j’écris cette chronique, j’ai lu ce roman il y a déjà deux semaines et je ne sais toujours pas quoi en penser. Moi qui étais sure qu’en laissant « décanter » cette lecture je comprendrais ce qu’elle a vraiment fait naître chez moi… Je me suis bien trompée.

Comme l’indique le résumé, ce livre est une réflexion sur la mort, la vieillesse et, non pas l’amour mais les relations sentimentales et/ou charnelles.

D’un côté, ce livre m’a intriguée. Pourquoi des vieillards chercheraient à dormir auprès de jeunes filles profondément endormies à qui ils ne peuvent rien faire sous peine d’être exclus de la maison ? C’est précisément la question que se pose Eguchi pendant une bonne partie de l’histoire. A la fin, il trouve un début de réponse tandis que moi, je suis encore perdue. Cette situation m’a vraiment mise mal à l’aise. La femme n’est rien de moins qu’une femme-objet aux yeux de notre personnage principal. Qu’il s’agisse de ces gamines auprès desquelles il s’allonge, ou des femmes qu’il a rencontrées dans sa vie et dont il se rappelle, voire même de sa fille préférée, il ne les envisage jamais que comme « ses » femmes. Cest d’un côté très intéressant car ça m’a mise face à une mentalité et des comportements qui me sont totalement étrangers, voire me dégoûtent. Je suis une féministe donc quand j’entends un raisonnement sexiste, j’ai tendance à ne pas comprendre et à m’énerver. Pour le coup, en lisant ce roman, j’ai été obligée de « supporter » les pensées d’un homme qui ne semble avoir aucune considération pour cet être humain qu’est la femme.

Mais quand j’ai fermé ce livre, j’ai grimacé. Non seulement parce que je ne savais pas quoi en penser, mais surtout parce que l’auteur livre une pensée crue, sans filtre. Le lecteur a parfois l’impression d’avoir outrepassé les limites de l’intimité et voudrait qu’Eguchi taise ses pensées écœurantes (notamment son désir de viol à un certain passage) et revienne à ce qui est le moins désagréable : ses souvenirs de jeunesse. Ça dérange, mais n’était-ce pas le but recherché ?

En résumé, je me sens incapable de vous conseiller ou déconseiller ce classique japonais. Ce qui est sûr, c’est que je vais continuer à découvrir cet auteur parce que sa plume m’a plu.

Ma Note : 12/20

Romanesquement Vôtre,

Victoire

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2 commentaires sur « Les Belles Endormies – Yasunari Kawabata »

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