Quatre soeurs, Malika Ferdjoukh

Pour ce 17e jour de décembre, je vous ouvre la porte de la Vill’Hervé, véritable cocon familial où il fait bon vivre. Quatre soeurs de Malika Ferdjouk fait désormais partie de mes livres « coups de coeurs » ! J’espère que cette chronique vous plaira.

Titre : Quatre soeurs711L6yxVV6L.jpg
Auteur : Malika Ferdjoukh
Edition : Ecole des loisirs
Genre : littérature ado, vie quotidienne
Date de parution : 2013
Nombre de pages : 610

Résumé : Comme Les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq. Il y a les plus jeunes, celles qui, chacune, donnent son titre à une partie de ce livre : Enid, 9 ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l’écureuil et Swift la chauve-souris, et dialogue à l’occasion avec son ami Gnome de la Chasse d’eau. Hortense, 11 ans, passe le plus clair de son temps à lire, à tenir son journal et à se demander ce qu’elle va faire comme métier. Architecte ? Chirurgienne ? Bettina, 14 ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes du feuilleton Cooper Lane, copine avec Denise et Béhotéguy, et enquiquine le reste du monde. Geneviève, 16 ans, prend des cours de boxe thaïe essoufflants tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter. Mais il y a aussi Charlie, l’aînée, 23 ans, qui s’occupe de tout : bricoler, cuisiner ; travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d’élever ses cadettes depuis la mort des parents. Tout ce petit monde habite la Vill’Hervé, une grande maison au bout du bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d’hôtes de passage et de pannes de Madame Chaudière. Il essaie de vivre (ça marche), il essaie d’aimer (bof, bof…), il essaie d’affronter les épreuves (tout est toujours à recommencer) et il essaie d’en rire (à tous les coups l’on gagne).

Avis : Une belle lecture chaleureuse

Quatre soeurs fait partie des livres dont la couverture et la quatrième de couverture m’ont autant réjoui l’une que l’autre. Alors, je n’ai pas résisté longtemps pour entrer à la Vill’Hervé et rencontrer ces cinq personnages hauts en couleur que j’ai tout de suite adoré. 

Charlie, Geneviève, Bettina, Hortense et Enid sont cinq orphelines qui font plus ou moins difficilement face à la vie depuis la mort de leurs parents dans un tragique accident de la route. Les références aux parents sont nombreuses mais elles ne sont là que pour plonger le récit dans une douce mélancolie heureuse. Loin de sombrer dans une vision trop dramatique des choses, il s’agit avant tout pour ces cinq soeurs d’apprendre à vivre sans leurs parents alors qu’elles ne sont encore que des adolescentes voire des enfants.

Les quatres plus jeunes des soeurs représentent chacune une saison et donc une partie du livre. J’ai vraiment beaucoup apprécié le fait que ces parties ne sont pas spécifiquement dédiées à une seule soeur. On continue à les voir toutes évoluer à leur manière tout au long du roman. Chaque fille a un caractère bien trempé et vraiment spécifique mais on ne tombe pas dans une description stéréotypée des personnages qui sont, en réalité, bien plus subtils que cela !

Quatre soeurs ne constitue pas le récit d’un enchaînement d’actions. En réalité, il s’agit plutôt de s’imprégner de cette ambiance dans cette grande et vieillotte maison qui grince au bord de la mer. Dès les premières lignes, je m’y voyais déjà. La Vill’Hervé est exactement le genre d’endroit où je me sens bien, où je me sens chez moi. Et c’est bien pour cela que j’ai autant aimé ce livre. J’ai suivi le quotidien de ces cinq soeurs aux vies malmenées avec convoitise, ajoutée à l’ambiance chaleureuse qui se dégage de ces pages : tout était là pour me plaire !

Cinq filles à cinq âges différents de la vie évoluent et vivent de manières différentes leur deuil. Alors que c’est un roman jeunesse, j’ai facilement réussi à m’identifier au personnage de Charlie. Le panel de caractères proposés par ces cinq soeurs permet à un large public de ce reconnaître parmi les traits dégagés de ces jeunes filles. J’ai particulièrement aimé le personnage d’Enid qui est vraiment attachante et rigolote quand elle parle à son amie la chasse d’eau.

J’ai complètement adhéré à l’écriture de Malika Ferdjoukh. Son vocabulaire abracadabrantesque et riche donne du PEPS à la narration. Les phrases sont joliment tournées ce qui rend les suggestions très imagées. Quant aux dialogues, ils sont justement dosés et cruellement drôles. On se retrouve au milieu de cette smala où les répliques fusent. Et, tout cela participe à faire de ce roman un concentré de sensibilité et de gaieté.

Cependant, la quatrième partie du livre correspondant au tome 4 « L’été » centré sur Geneviève m’a un peu déçu. Selon moins ce tome-ci n’est pas à la hauteur des autres : on perd clairement l’âme de la Vill’Hervé, qui fait tout le charme de ce roman, puisque toutes les soeurs sont séparées.

Cette lecture s’est finalement révélée être un véritable coup de coeur pour moi. Je pense sincèrement que je ne me lasserai pas de le lire et relire encore. Si vous êtes conquis(es) par la description que je vous en donne, n’hésitez pas et foncez vous le procurer !

Note : 16/20

Romanesquement vôtre,

Marion

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8 commentaires sur « Quatre soeurs, Malika Ferdjoukh »

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